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Mes chers élèves, dans l'attente de vous revoir dans quelques jours, je vous envoie ma carte postale des vacances: une jolie vidéo qui raconte en quelques images mon tour des châteaux de la Loire et de la Normandie et mon carnet de voyage.

Comme promis, votre prof aussi a fait ses devoirs! Ah, ah, ah!

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...le 9 septembre est proche ;-)

 

Première étape : Blois

Le château de Blois a été la résidence de sept rois et dix reines de France. Nous n'avons pas eu le temps de visiter les salles et le musée des Beaux-Arts, mais nous avons décidé d'assister au spectacle "Son et lumière", le soir, dans la cour du château: c'est un festival d'effets spéciaux visuels et sonores qui permet de plonger dans un monde magique de couleurs et de lumières, évoquant les épisodes célèbres de l'histoire du château.

 Un spectacle inoubliable.

L'après-midi, nous avons visité la Maison de la Magie et nous nous sommes laissé conduire dans l'univers de Jean-Eugène Robert-Houdin, le père de la magie moderne. Dans les cinq niveaux de la maison, nous avons découvert les automates, les jeux d'optique, les grandes illusions et nous sommes entrés dans la salle de l'hallucinoscope: une expérience spectaculaire imaginée par Gérard Majax. Toutes les heures, sur le parvis de la place du château, on peut assister à l'apparition des six têtes du dragon qui invite les touristes à visiter la maison.

Dans les rues de Blois, nous avons fait une jolie découverte: la fondation du doute. Ce n'est ni un musée, ni un centre d'art, mais un espace singulier, où règne l'esprit Fluxus, où s'expriment questionnements et interrogations sur l'art, où la participation du public est essentielle. Dans la cour du doute, le "Mur des mots", réalisé par Ben en 1995 et poursuivi en 2013, mur constitué de 300 plaques émaillées. Un lieu artistique, singulier et étonnant.

Ma carte postale des vacances
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Deuxième étape: château de Chambord

Le domaine national de Chambord est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.
L'histoire du château est liée à la vie de François Ier. Dès son accession au trône en 1515, François Ier part conquérir la province du Milanais en Italie que son prédécesseur Louis XII n'avait su conserver. De retour en France, marqué par sa victoire de Marignan et influencé par l'architecture italienne de la Renaissance, le jeune roi ambitieux et passionné de chasse entreprend la construction du château de Chambord. Il conserve l'apparence d'une forteresse médiévale (un donjon central, quatre grosses tours, deux ailes et une enceinte), mais c'est aussi la synthèse surprenante entre des formes héritées des siècles passés et l'architecture novatrice de la Renaissance italienne (des loggias, une terrasse, des pilastres).

François Ier séjourne à Chambord seulement 72 jours en 32 ans de règne. Il ne voit pas son œuvre terminée. Henri II, son fils, et Louis XIV, également passionnés de chasse, donneront à Chambord l'allure que nous lui connaissons aujourd'hui.

 

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Troisième étape: Cheverny

Le château appartient à la même famille depuis plus de dix siècles: les Hurault. À l'intérieur nous avons visité la salle à manger, les appartements privés, la salle d'armes, la chambre du roi, La Chapelle le vestibule, le grand salon, la galerie, le salon des portraits, la bibliothèque, le salon des tapisseries et nous avons monté l'escalier d'honneur.

Le château appartient à la même famille depuis plus de dix siècles: les Hurault.

À l'intérieur nous avons visité la salle à manger, les appartements privés, la salle d'armes, la chambre du roi, La Chapelle, le vestibule, le grand salon, la galerie, le salon des portraits, la bibliothèque, le salon des tapisseries et nous avons monté l'escalier d'honneur. À l'extérieur, la façade nord, vers l'orangerie, est du style Louis XIII. La façade la plus célèbre de Cheverny est ornée de bustes d'empereurs romains sculptés " à l'antique ", en vogue depuis la Renaissance. Inspiré par le palais du Luxembourg à Paris, le plan général de Cheverny deviendra caractéristique de l'architecture classique française.

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Quatrième étape: le manoir de Clos-Lucé

Le château du Clos-Lucé est situé au cœur de la ville d'Amboise. À l'automne 1516, Léonard de Vinci accepte l'invitation de François Ier et à l'âge de 64 ans traverse les Alpes à dos de mulets. Léonard apporte de Rome tous ses carnets, croquis et dessins et trois de ses œuvres majeures dont la fameuse Monna Lisa, la Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant et le Saint Jean Baptiste.

C'est au château du Clos Lucé que Léonard de Vinci vit ses dernières années et s'éteint. Il travaille sans relâche à de nombreux projets pour le roi.

Pendant notre tour de la maison, nous avons visité sa chambre et celle de Marguerite de Navarre entièrement restaurées, l'oratoire d'Anne de Bretagne, la cuisine, la salle du conseil, les salles des maquettes et le parc culturel et ludique où nous avons admiré ses créations et ses inventions majeures. Mes enfants se sont bien amusés !

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Cinquième étape : le château de Chenonceau

Le roi Henri II fait don de Chenonceau en 1547 à sa favorite Diane de Poitiers. Elle crée au château des jardins parmi les plus spectaculaires et modernes de l’époque. En construisant le célèbre pont sur le Cher, elle dote Chenonceau de son architecture unique au monde.

Veuve d’Henri II, Catherine de Médicis éloigne Diane, embellit encore les jardins et poursuit les travaux d’architecture. Elle fait élever la galerie à double étage, pour y organiser de somptueuses fêtes. Elle dirige son royaume depuis son cabinet vert, installe à Chenonceau le faste italien et instaure l’autorité du jeune roi.

En 1589, à la mort de son époux Henri III, Louise de Lorraine se retire au château et prend le deuil en blanc, selon l’étiquette de la cour. Elle consacre son temps à la lecture, les œuvres et la prière. Son décès marque la fin de la présence royale à Chenonceau.

Au XVIIIème siècle, Louise Dupin, représentante du Siècle des Lumières, redonne son faste au château.

Au XIXème siècle Marguerite Pelouze dépense une fortune à le restaurer comme à l’époque de Diane.

Lors de la première guerre mondiale, loin des tranchées, Chenonceau connaît les douleurs de la guerre Simone Menier, infirmière, administre l’hôpital installé dans les deux galeries du château. Plus de 2000 blessés y seront soignés, jusqu’en 1918.

À l’intérieur, nous avons visité la salle des gardes, la chapelle, les chambres de Diane de Poitiers et de Catherine de Médicis, le cabinet vert, la librairie, la galerie, les cuisines, le salon François Ier, le salon Louis XIV, les vestibules, la chambre des cinq reines, le cabinet d’estampes, mais à l’extérieur, tout est encore plus merveilleux : le reflet du château sur le Cher est un spectacle exceptionnel. Le soleil, aujourd'hui, nous a fait don d’une image digne d’une carte postale !

 

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Sixième étape : le château de Villandry et ses jardins

Le château de Villandry est notre dernière étape, sur la route vers la Normandie. Nous n’avons pas beaucoup de temps et nous décidons de visiter seulement les jardins, célèbres dans le monde entier pour leur beauté et élégance.

Villandry, construit vers 1536, est le dernier des grands châteaux bâtis sur les bords de la Loire à la Renaissance. Pour le faire édifier, Jean Le Breton, ministre des finances de François Ier, fait raser une forteresse du XIIème siècle dont il ne reste aujourd’hui que les fondations et le donjon. C’est dans cette forteresse qu’avait eu lieu, le 4 juillet 1189, « La paix de Colombiers » (nom de Villandry au Moyen Age) au cours de laquelle Henri II Plantagenêt, roi d’Angleterre, vint reconnaître sa défaite devant Philippe Auguste, roi de France.

L’originalité de Villandry ne se situe pas seulement dans une conception architecturale novatrice, elle est aussi dans l’utilisation qui a été faite du site pour y construire en pleine harmonie avec la nature et la pierre, des jardins d’une remarquable beauté. Une petite vallée, parcourue d’un ruisseau, descend le plateau du sud vers le nord, ce qui a permis d’étager quatre niveaux de jardins : le jardins d’ornement (avec ses quatre carrés qui constituent les jardins d’amour tendre, passionné, volage et tragique), la forêt, le jardin d’eau, le jardin du soleil, le labyrinthe, le jardin des simples et le potager. Une visite inoubliable ! Quel charme !

Ma carte postale des vacances
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Normandie : les plages du débarquement

Nous sommes arrivés en Normandie dans l’après-midi du 11 août et nous avons logé à Tracy-sur-mer, près d’Arromanches et de Bayeux. Le soir, nous avons dîné dans une crêperie de Bayeux, mais nous sommes arrivés trop tard pour entrer dans le musée de la tapisserie. Après le dîner nous sommes allés voir l’océan à Arromanches, pour nous préparer à la visite des plages du jour suivant. Il fait froid et il y a du vent, mais il y a trois « fous » qui prennent le bain dans l’océan à neuf heures et demie du soir : nous les regardons déconcertés !

Le jour suivant nous visitons le musée du débarquement et le port artificiel d’Arromanches : celui-ci, dit « Mulberry b » est un des sites incontournables de la visite des plages du débarquement. Ce port, dont tous les éléments furent préfabriqués en Angleterre, fut assemblé et opérationnel en 12 jours. Ce sont près de 530000 tonnes de marchandises, 220000 hommes et 39000 véhicules qui furent déchargés dans le port d’Arromanches. Ce port a été utilisé jusqu’au novembre 1944.

Suite à la conférence de Québec en 1943, le débarquement allié sur les côtes normandes est décidé. Cette opération « Overlord » (dieu suprême) sera le premier pas décisif vers la libération de l’Europe occupée par l’Allemagne nazie. Après des mois de préparation et d’entraînement en Grande Bretagne, tout est prêt pour un assaut aéroporté dans la nuit du 4 au 5 juin 1944, et un assaut amphibie le 5. Finalement, en raison de conditions météorologiques défavorables, l’assaut est mis en attente. Profitant d’une légère accalmie, le général Eisenhower, commandant suprême de l’opération Overlord, décide de lancer l’assaut dans la nuit du 5 au 6 juin. Dès 0h15, le débarquement commence sur 80 km de plages normandes. Les troupes alliées, composées notamment d’Américains, de Canadiens, de Britanniques, mais aussi des pays du Commonwealth et de volontaires du monde entier débarquent  sur 5 secteurs différents. Les troupes américaines débarquent sur le secteur UTAH et OMAHA, situés à l’ouest d’Arromanches tandis que les Britanniques, les Canadiens et les français débarquent à l’est. Les Britanniques ont en charge les secteurs de GOLD et SWORD et les Canadiens la plage de Juno. Quant aux 177 français du Commando Kieffer, ils débarquent avec les troupes britanniques sur la plage de Sword.

Le 6 juin au soir, toute la zone de débarquement, à l’exception de la pointe du Hoc, est libérée.

La visite des plages, de la pointe du Hoc et surtout du cimetière américain a été l’un des moments le plus émouvant et touchant de cette vacances : la vie de beaucoup de jeunes pour construire la paix et nous donner la liberté !

L’après-midi nous avons eu le temps de visiter la célèbre tapisserie de Bayeux, un document unique au monde, remarquablement conservée, inscrite au registre « Mémoire du Monde » de l’Unesco. C’est une toile de lin et de laine, un récit brodé de la conquête de l’Angleterre en l’an 1066 par guillaume Duc de Normandie. Daté du XIème siècle et considéré comme l’une des premières bandes dessinées de l’histoire, la tapisserie met en scène plus de 600 personnages, 200 chevaux, une quarantaine de navires et plusieurs centaines d’animaux et figures mythologiques. La visite audioguidée avec commentaire pour les enfants, nous a conduits à travers ce voyage dans l’histoire !

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Dernière étape : Besançon

Classée par l’Unesco ville d’art et d’histoire, Besançon nous accueille sous une pluie battante qui ne nous permet pas de monter les escaliers pour monter jusqu’à la Citadelle…quel dommage.

Nous dînons au centre-ville et nous apprécions le dernier panorama de France, avant le départ pour l’Italie.

 

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Tag(s) : #France et francophonie